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Tuesday, April 30, 2013

Slacktivisme: les "j'aime" Facebook ne sauvent pas des vies

Aujourd'hui, "liker" ou aimer des publications ou des pages des ONG ou des associations sur les réseaux sociaux sont considérés par leurs chargés de communication comme des actes ou signes d'engagement, qui servent à construire un public, montrer son soutien à un mouvement, et atteindre davantage de personnes à travers leur engagement.
Les opposants à cet engagement "virtuel" le nomment "slacktivism".


Sommes-nous des slacktivistes?


Selon le dictionnaire urbain, ce terme est une fusion des mots "slacker": paresseux, fainéant et "activisme". 

Le Slacktivisme est le fait de supporter une action ou une cause en fournissant un minimum d’efforts. Pétitions virtuelles, hashtags twitter, « j’aime » sur facebook, copier-coller sur les réseaux sociaux de messages pour lutter contre la faim dans le monde… les moyens sont nombreux. Si certains considèrent les slacktivistes comme des gens ayant peu d’effets pour les causes qu’ils défendent, d’autres estiment que leurs mobilisations peuvent réellement aider certains mouvements à se faire connaître.

En définitive, cet engagement virtuel est considéré comme une solution superficielle qui rend les gens contents d'eux-mêmes si dans la plupart des cas, leur "engagement" ne change rien.

Certaines études montrent que le public et les possibles donateurs des associations croient qu'aimer une page Facebook est aussi positif que de donner de l'argent. Un étude sur l'engagement des jeunes anglais conclue que les réseaux sociaux et les médias sont un canaux trés important pour sensibiliser et rendre conscient d'une cause autour d'eux. Mais pour certaines ONG, il est clair que l'argent et les donations sont nécessaires, et qu'il ne suffit pas de soutenir moralement leur causes.

Qu'est-ce que les ONG veulent de nous en plus de notre soutien en ligne?


Pour Unicef Sweden, c'est clair, elles veulent de l'argent. Elles ont lancé pour cela une campagne appelée "Les Likes ne sauvent pas de vies", et dans un article du portail Humanosphere, Tom Murphy soutient qu'au-delà de la collecte de fonds, l'espoir est que la campagne suscite un débat plus large.

UNICEF Suède veut lancer, selon Murphy, un débat plus large sur la puissance des médias sociaux pour soutenir le changement. "Les réponses à la campagne ont été jusqu'à présent largement positives. Alors que certaines petites organisations pensent que les médias sociaux sont un outil de sensibilisation crucial pour leur travail, il en existe d'autres qui pensent que la campagne donne un mauvais message."

Interpretation religieuse de la campagne
 "Likes don't save lives"

Même si donner de l'argent peut sauver des vies, il ne faut pas negliger le débat sur les vrais causes des situations d'urgences, car certaines personnes actives sur les réseaux sociaux pourront contribuer à changer les manières de voir les choses à long terme.

Les campagnes de dons véhiculent des solutions à court terme, alors que les réseaux sociaux ont la possibilité de faire participer au débat sur le changement de regard pour des solutions plus profondes.